Inventaire des autorails produits à l'échelle H0

Dernière mise à jour : 10/03/2019
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Bref rappel historique

On considère généralement que les locomotives-fourgons et les voitures à vapeur "système Belpaire" furent, à la fin du siècle dernier, les premiers autorails à circuler en Belgique. Néanmoins, nous prendrons pour point de départ de cette étude les engins conçus et mis en service par la SNCB peu de temps après sa fondation.

En 1930, comme la plupart des réseaux voisins, la SNCB décida d‘expérimenter des autorails. Deux séries de trois prototypes entrèrent en service : trois autorails à vapeur (constituant le type 500) furent affectés à Liège et trois autorails diesel (type 600) à Gand.

En 1932-1933 suivirent un autorail à vapeur (type 501), quatorze autorails diesel à transmission mécanique (type 601) et un autorail diesel à transmission électrique (type 650).

En 1934, furent mis en service l‘autorail à vapeur du type 502, les autorails diesel à transmission mécanique des types 602 et 603, ainsi que l‘autorail diesel à transmission électrique du type 651, qui sortit de chez le constructeur sous le numéro de type 652. Tous ces engins ne possédaient qu‘une seule caisse. La même année vit aussi la mise en service du prototype des rames à grand parcours : c‘était l‘autorail double du type 652, qui porta pendant peu de temps le numéro de type 651.

Ce fut l‘ère purement expérimentale. Les cinq autorails à vapeur, de conception britannique, n‘eurent pas de descendance, car la technique du moteur à vapeur ne convenait guère au principe même de l‘autorail. Ils ont tous été détruits par faits de guerre en 1944, après avoir circulé sur les lignes rayonnant autour de Liège et sur Verviers - Pepinster - Spa.

Autorail type 603 près de St-Vincent-Bellefontaine, entre Bertrix et Virton. Août 1955.
Photo B. Dedoncker.

En 1934 toujours, la SNCB expérimenta des autorails "minimum" : les cinq unités du type 604 et l‘autorail du type 605. Les premiers furent construits par Ganz, à Budapest. En 1936, ce constructeur fournit deux autorails du même style au Nord-Belge, qui les céda à la Compagnie de Chimay et qui furent repris en 1948 par la SNCB, où ils formèrent le type 602 (le type 602 original était alors réformé), puis le type 610. La même année, apparurent encore deux prototypes de construction belge (types 606 et 607), qui furent à l‘origine des six autorails du type 608 et des douze autorails du type 652.1 (plus tard, type 620), mis en service en 1939.

En 1936, suivant l‘exemple de l‘Allemagne qui assurait les services express entre Berlin et Hambourg au moyen d‘un autorail de grand confort et à grande vitesse depuis l‘année précédente, la SNCB mit en service huit autorails triples à transmission électrique (types 653, 654, 655 et 656), suivis, en 1939, de six autorails triples à transmission hydraulique (type 653.1, puis type 670). On notera que l‘autorail triple 656, dont un élément avait été détruit accidentellement, fut transformé en autorail double.

A partir de 1938, se posa à la SNCB le problème de l‘exploitation des lignes secondaires, sur lesquelles même un autorail "classique" est superflu. Pour tenter de le résoudre, la Société mit en service les 56 unités du type 622 et les six unités du type 609, bientôt immatriculés sous les types 550, 551 ou 552. Ces engins sommaires furent transformés pendant la guerre pour circuler au gazogène. Avec les cinquante autorails du type 553 construits en 1941-1942, ils parcoururent un nombre considérable de kilomètres et assurèrent même des services pour lesquels ils n‘avaient pas été conçus, sauvant ainsi maintes lignes de l‘abandon.

En 1947, la SNCB se trouvait face à de sérieux problèmes. Son réseau avait été fortement endommagé par la guerre et le matériel roulant rescapé était en piteux état ; un grand nombre d‘autorails étaient détruits. Ses efforts de reconstruction portèrent principalement sur le renouvellement du parc de locomotives, de voitures et de wagons, ainsi que sur l‘électrification du réseau. Les autorails furent traités en parents pauvres.

En 1952, une série de vingt autorails de même conception que les engins du type 553 vit le jour. Ces véhicules constituèrent le type 554. Récemment modernisés, ils sont encore en service actuellement sous le numéro de série 46.

De 1954 à 1956, la SNCB mit en service 56 autorails (types 602, 603, 604 et 605) à caisse unique et à transmission hydraulique. Récemment modernisés, eux aussi, ils circulent maintenant sous les numéros de série 43, 44 et 45.

Enfin, en 1957, l‘Atelier central de Malines construisit un prototype d‘autorail triple (type 630), constitué d‘un fourgon automoteur et de deux remorques à compartiments. En 1961, cet autorail fut suivi de six autres, identiques, et l‘ensemble constitue aujourd‘hui la série 40. Ces engins préfigurent en quelque sorte les rames réversibles actuelles, formées d‘une locomotive diesel et de voitures M1 ou M2 (dont certaines sont équipées d‘un poste de conduite).

Actuellement, la SNCB n‘a aucun nouveau type d‘autorail à l‘étude ou en projet. Pour ses services commerciaux, elle gère un parc de 83 unités : 7 autorails de la série 40, 36 de la série 43, 10 de la série 44, 10 de la série 45 et 20 de la série 46.

Selon la terminologie utilisée par la SNCB, le numéro de train des circulations assurées par des autorails est précédé des indices suivants :

J. Heroufosse, Rail et Traction, 1978




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Created 07 Sep 2009
Last Updated 19/05/2019