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Après la seconde guerre mondiale, les moyens de traction à la SNCB sont composés d'une majorité de locomotives à vapeur ayant survécu au conflit. Contrairement à la première guerre mondiale, peu de matériel est rétrocédé par l'occupant au titre de dommage de guerre. La Belgique a toutefois conservé trois locotracteurs diesel de type V36, et il apparait que ces productions de l'industrie allemande conviennent parfaitement aux besoins.Les allemands ayant déveollpé sur cette base la série V 60 et celle-ci ayant fait ses preuves, c'est ce modèle qui sera choisi pour le futur type 260 – série 80. La SNCB en commanda 69 exemplaires.


Deux constructeurs Belges sont sollicités : la Brugeoise et Nivelles, et les Ateliers Belges Réunis. Les premiers exemplaires sont livrés en 1960.

Ce sont des locomotives diesel à transmission hydraulique (Voith), de type C, avec un embiellage et un faux essieu, dont la longueur est de 10, 360 mètres, le poids de 52 tonnes, la puissance de 475 KW. La vitesse maximale est de 60 km/heure.

La livrée est verte, un bandeau de visibilité jaune est présent les deux nez de la locomotive. Les 27 dernières motrices de la série (numéros 8043 à 8069) sont équipées de bacs à batterie à l'avant. Le numéro de la motrice 8012 présentait la particularité d'être peint à la main.


La série sera majoritairement active aux alentours de Bruxelles, que ce soit pour les dessertes marchandises locales, le triage à Schaerbeek ou la manœuvre des rames voyageurs depuis (et vers) les faisceaux de Forest et Schaerbeek.

En 1971, le type sera numéroté série 80.

Cinq motrices (n° 8001, 8002, 8020, 8032 et 8033) étaient utilisées pour manoeuvrer les Eurostar et les TGV à l'atelier d'entretien TGV de Forest. A cette fin, elles ont été munies d'un sécheur d'air permettant d'éviter la présence de gouttelettes d'eau lors de la compression de l'air.

Fin des années 1990, la SNCB doit prévoir le remplacement de nombreuses séries de locomotives diesel de ligne et de manœuvre livrées entre 1955 et 1965. L'électrification de la plupart des lignes, et la diminution importante du trafic diffus, et donc des tâches de triage motivent la SNCB à choisir un matériel polyvalent. Un long processus de marché public attribuera à Siemens la livraison de la série 77. Leur livraison au début des années 2000 engendrera la mise en disponibilité des série 80 en 2002. Elles sont alors mises en parc sur une voie de l'atelier de Schaerbeek puis ferraillées. ), trois machines seront utilisées pour les manœuvres à l'atelier Central de Salzinnes. Deux autres le seront à Schaerbeek. Enfin, les associations de préservations Patrimoine Ferroviaire Touristique et Stoomcentrum Maldegem feront chacune l'acquisition d'un exemplaire de la série.


La 8012 à Quenast lors du voyage d'adieu organisé par le PFT


Les 8037 et 8066 à Scharbeek lors du voyage d'adieu organisé par le PFT


Jelle Bruyninckx

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