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Dans le cadre des accords militaires, économiques et financiers passés entre les États-Unis, créancier et libérateur de l'Europe occidentale, par ailleurs, occupant une partie de l'Allemagne, la Navy délégua une nouvelle locomotive de son parc logistique pour des essais en Allemagne, France et Belgique. Ces essais étaient suivis par plusieurs compagnies de chemin de fer européennes. Il s'agissait de la locomotive diesel électrique de type Co'Co' Nº 1818 construite par EMD, filiale de la General Motor, sous la référence MRS-1.

Les essais furent jugés concluant mais le design «industriel» de cette locomotive, avec une unique cabine de conduite, ne plut pas aux compagnies intéressées. Prise de cours, la société EMD proposa alors à la vente un modèle export, référencé par la société A16A, conçu pour les chemins de fer australiens (Commonwealth Railways plus tard Australian National) construit en 1951 par Clyde Engineerig of Grandville sous la dénomination ML 1. Cette locomotive est de type A1A – A1A, est est dérivée des unités F, bien connues. Ce modèle au design également très anglais avec son nez arrondis suscita l'adhésion.

Conformément aux accords politiques et aux pratiques américaines, la constructions des modèles européens fut sous-traitées à 2 constructeurs : AFB (Anglo-Franco-Belge) pour la commande belge - 40 machines diesel, réparties en 22 motrices type 202 (série 52) et 18 autres du type 203 (série 53) – (dont la revente de 4 exemplaires aux CFL) et NOHAB pour les autres compagnies. Contrairement à une légende qui prend cours, les machines belges des Types 202, 203 et 204, surnommées «Gros Nez» ne sont donc pas des locomotives NOHAB.


Pendant la construction des 40 motrices des séries 52 (type 202) et 53 (type 203), les chemins de fer luxembourgeois (CFL) achetèrent 4 de ces machines pour assurer le service entre Liège et le Luxembourg (numérotées dans la série 1600). Pour compenser cette diminution d'effectif, la SNCB commanda auprès de l'entreprise AFB quatre locomotives supplémentaires plus puissantes et pouvant atteindre la vitesse de 140 km/h, qu'elle numérota dans le type 204,   La SNCB les destinait au trafic international Cologne – Paris et Amsterdam – Paris. L'effectif étant trop limité, la décision fut prise de doubler le nombre de machines en transformant les 4 dernières motrices du type 202, livrées depuis moins de deux ans !

Ce sont des locomotives de type Co'Co', d'une longueur de 18,850 mètres, d'un poids de 108 tonnes, leur moteur 16 cylindres diesel General Motor a une puissance de 1.350 KW, leur vitesse maximale est de 140 km/heure, ramenée à 120 km/h en 1980. La conduite est à droite dans les cabines originelles et à gauche dans les cabines «flottantes».

Toutes les machines furent affectées au dépôt de Schaerbeek. Lors de l'électrification des lignes internationales pré-citées, elles furent reléguées vers les dépôts de Ronet et Stockem.

A la fin des années 1979, afin d'augmenter le confort du conducteur, les machines subsistantes, – les motrices 5402, 5405, 5406 et 5408 ont été mises hors service suite à des accidents -, sera transformée avec ajout des cabines flottantes, à la notable exception de a 5404, dernière machine des série 52, 53 et 54 appartenant à la SNCB ayant conservé ses cabines d'origine.

La motrices 5407 a été détachée à TUC-Rail pour tracter les trains de travaux sur les chantiers, elle a été revêtue d'autocollants "TUC-Rail" sur ses flancs.


www.rail.lu - Athus


5404 restaurée à Marbehan


5403 à Beauraing

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